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Nos données personnelles : cette richesse à protéger

par Nasra Sabrina Ibrahim

Depuis 2006, tous les 28 janvier est célébrée La Journée de la protection des données.

Cette initiative lancée par le Conseil Européen a pour but de sensibiliser les citoyens aux droits à la protection des données personnelles et de la vie privée. Ce modèle européen, également appliqué au Canada, se base sur certaines exigences : un consentement éclairé de la personne qui soumet ses informations personnelles, un recueil de données pertinentes et proportionnées aux finalités recherchées, un respect de la confidentialité, de la sécurité, du droit d’accès et de rectification et d’information.

Mais qu’est-ce qu’une donnée en fait ? 

Il s’agit de toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable. Il peut s’agir de son : prénom et nom, numéro de téléphone, plaque d’immatriculation, numéro sécurité sociale, adresse postale ou électronique, mais aussi sa voix ou ses photos.

Et concrètement, pourquoi est-il nécessaire d’en parler encore autant de nos jours ? 

Avec la crise sanitaire de la COVID-19 qui restreint nos activités extérieures, la distanciation qui n’est pas toujours évidente et le besoin de se changer les idées, les plateformes de streaming (Netflix, Prime, Hulu…), les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Snapchat…) et le milieu des jeux vidéo (Animal Crossing, Sims, la PS5…) et les applications de discussion en groupe (WhatsApp, Zoom, Skype…) n’ont jamais été aussi populaires.   

Et à chaque nouvelle connexion, inscription ou double vérification de notre identité, nous confions nos informations aux compagnies derrière ces produits. 

Une étape devenue quasi incontournable et que nous ne pouvons souvent pas éviter lorsque nous voulons profiter de ces services. Parfois, sans même que ce soit en ligne, nous sommes dans l’obligation de donner des renseignements personnels (numéro d’assurance sociale, date de naissance au moins) pour pouvoir décrocher un emploi, étudier à l’université ou même obtenir des prêts et des financements. 

Cependant, il nous arrive aussi de fournir, par nous-mêmes, nos renseignements personnels. 

C’est le cas par exemple du « 10 year challenge » (défi des 10 ans) initié sur Facebook et repris par plusieurs autres réseaux sociaux. Cette mode consistait à opposer une photo de nous il y a 10 ans et de nous aujourd’hui. Pour beaucoup, c’était l’occasion parfaite de montrer fièrement comment ils ont pu évoluer et où ils en sont rendus dans leur vie aujourd’hui. Néanmoins, cette tendance en apparence inoffensive peut, elle aussi, être utilisée à nos dépens. En effet, quel est le meilleur moyen pour améliorer les algorithmes des logiciels de reconnaissance faciale que de faire en sorte que les internautes fournissent eux-mêmes des photos d’eux plus récentes ? Et d’ailleurs, c’est aussi une façon de pouvoir anticiper le vieillissement de certaines personnes qu’ils chercheraient à atteindre. 

Donc que cela ait été volontaire ou pas, ce genre de mise à jour de nos photos en ligne sert d’actualisation des datas que les firmes peuvent détenir sur nous et utiliser pour cibler encore plus nos besoins et en créer des nouveaux. Et on a l’impression de ne pas pouvoir y échapper. Surtout quand on tient compte du fait que ces entreprises sont parfois rachetées et fusionnées pour en faire des plus grandes puissances et que ces données sont vendues et échangées entre les organisations. 

Pourquoi un tel acharnement sur nos données me direz-vous ? 

La réponse la plus simple et la plus complète à la fois serait cette citation du romancier britannique Dan Abnett : « Le savoir c’est le pouvoir. » 

En très peu d’années, beaucoup d’entreprises ont fait de ces données le pivot de fonctionnement de plusieurs branches d’activités. Une course effrénée de leur part qui a fait de ces données « L’or noir » du 21e siècle. En effet, à l’ère numérique dans laquelle nous vivons nos informations constituent une monnaie d’échange et une source fiable et précise pour répondre à nos besoins, mais aussi faire évoluer les technologies et même résoudre des crimes par exemple

Lire l’article entier en cliquant sur l’image ci-dessus ou sur ce lien.

Avec autant d’avantages à considérer, et autant d’opportunités d’affaires à saisir, on peut comprendre que les lois qui entourent la protection de ses données soient aussi sévères. Surtout quand on voit les menaces qui pèsent sur nous au biais de nos renseignements personnels. 

De fait, il n’y a qu’à lire l’article suivant qui décrit les derniers gros vols de données qui ont eu lieu au Canada (Desjardins, Capital One, Equifax…). Des grands noms qui ont, en partie, perdu la confiance des citoyens mais qui ont su s’améliorer notamment au niveau de l’authentification de leurs clients (code envoyé par SMS…). 

De petites victoires, certes, mais qui nous rassurent en tant que consommateurs. 

Surtout quand on voit l’augmentation du nombre de campagnes malveillantes qui s’en prennent, sans distinction aucune, aux entreprises technologiques, aux fabricants pharmaceutiques et aux villes, pour ne citer que ceux-là. Cette vulnérabilité c’est ce dont profitent les hackers pour déstabiliser les organisations et faire des victimes. Rien qu’en 2019, le Québec a connu la plus importante fuite de données de son histoire, plus de 6 millions de personnes ont été victimes de Cyberattaques. 

Suite à des attaques de cette envergure, ou même devant la perte d’identité d’une seule personne, on se demande souvent jusqu’où peuvent aller les répercussions pour ceux qui en sont victimes. Pour vous en donner une idée, voici un article avec le témoignage de 2 des victimes du cas Desjardins qui se sont fait voler leur identité et les conséquences que cela a eues dans leur vie. 

Un autre exemple, plus récent et dans le cadre de la pandémie actuelle, est celui de cet adolescent qui vient d’apprendre que quelqu’un a demandé la Prestation canadienne d’urgence (PCU) en son nom alors qu’il n’a que 15 ans et n’y était pas éligible !

Ces exemples montrent l’extrémité à laquelle ce genre de fuite peut mener. Mais retenons aussi que, à force d’en parler ensemble, ceux qui ont survécu à ces attaques et ceux qui en ont entendu parler, nous en sommes ressortis plus méfiants, plus prudents certes, mais  surtout plus apte à nous protéger. Toutefois, ce fait n’est vrai que sur certains aspects puisque notre présence virtuelle est de nos jours une réalité à laquelle nous pouvons échapper.

D’ailleurs, ce point sur notre présence en ligne, et celles de défunts sera le sujet d’un de nos articles à venir. Donc, n’hésitez pas à nous suivre !

D’où la nécessité de ce genre de journée, pour nous rappeler que nos informations sont nos richesses et qu’il faut que nous puissions compter sur les compagnies avec qui nous choisissons de faire affaire et à qui nous fournissons nos renseignements les plus intimes.

 Pourquoi nous, l’équipe Le Nécrologue, tenions à vous partager cette journée ? 

Comme toute compagnie, l’équipe Le Nécrologue a conscience que lorsque vous choisissez de nous fournir des informations vous concernant et concernant vos proches qui ne sont plus parmi nous, c’est une forme de pouvoir que vous nous accordez. Celui de votre confiance. 

Donc, prendre le temps d’aborder ce sujet aujourd’hui, d’en partager différents aspects avec vous, c’est notre façon de vous remercier de faire affaire avec nous, de nous suivre et de vous rassurer sur le fait que vos données, vos richesses donc, sont notre priorité. 

Et qu’il s’agisse de votre choix de vous abonner à nos avis de décès, de nous fournir des avis à publier, de commenter nos articles et de vous abonner à toutes nos plateformes, nous vous en sommes reconnaissant. 

Et au-delà de notre désir de vous rassurer et de vous satisfaire en tant que client ou lecteur, c’est notre assurance qualité, notre responsabilité de nous assurer de la protection de vos données. 

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